Le 1e vol

A la fois détendu (je n'ai pas pris les médicaments que j'avais prévus pour le voyage) et visiblement légèrement stressé, vu le nombre de fois où je me suis rendu dans les toilettes de l'aéroport.

J'ai tout d'abord pensé qu'un aéroport c'était un grand foutoir. Quand on a jamais volé, il faut savoir où se diriger et quoi faire. Après quelques renseignements demandés, je me dirige avec mon petit QR code vers les couloirs, les escalators et toute une série de magasins.

Je souligne d'abord l'amabilité des gens et avant tout de la personne chargée d'enregistrer mes bagages. J'avais 1 valise, 1 sac à dos et un plus petit sac à dos faisant office de bagage à main. La valise pouvait aller en cabine mais était trop lourde, le sac à dos était trop grand pour aller en cabine, sac à dos + mini sac à dos contenant mon appareil photo .. trop lourd. L'équation était simple... tout était bien parti pour payer un surcoût de 75eu pour le 2e bagage en soute. Après quelques explications au milieu desquelles j'ai glissé un "c'est mon 1e vol", elle me propose comme solution bis d'aller faire "emballer" mes 2 sacs pour ne payer qu'une dizaine d'euros supplémentaires. Quelques mètres plus loin, je me fais rappeler et entends un "ça me fait mal au coeur..". Chic ^^ elle me propose de n'enregistrer que ma valise et de passer mon sac à dos en bagage à main. Ouf! Comme quoi ce n'est pas si strict.. peut-être à la tête du client même comme je le raconterai peut-être pour le voyage du retour!

Direction le portail de sécurité. Hantise du Biiip. Je regarde les gens qui me précèdent. Certains enlèvent leurs chaussures, leur ceinture.. comme dans les films! Je dépose les pièces, gsm, sac à dos et tout ce qui me semble métallique dans un bac sur le tapis. Je demande si je dois aussi déposer mes lunettes.. on me dit que je peux les garder.

Et le biiip retentit... celui de ma première fouille. Rien à signaler.. ça passe.

J'arrive ensuite dans une grande galerie commerçante... moi qui avait mangé avant de passer le portique, j'avais l'air bête. Des magasins, en grande partie de luxe, vêtements, épicerie fine, chocolats, photo, ordinateurs, lunettes, ... débauche de grandes marques. Duty free. Je me pose alors la question de savoir l'utilité de cette zone. Si je suis un homme d'affaire, je vais acheter mon portable là, mes lunettes de soleil là, je vais manger là, je vais m'habiller là. Et on se plaint que le commerce va mal, que les commerçants des villes ont du mal. Si je dois acheter une tablette par exemple.. qu'est-ce qui m'empêche de me la faire ramener par une personne revenant de voyage?

un étage plus haut, me voici dans le grand terminal des départs/arrivées. C'est neuf, c'est grand. Je marche vers ma porte d'embarquement. Je suis très en avance.. je vais aux toilettes.. je reviens voir.. je vais aux..

Voici mon avion! Je m'attendais à plus grand et à un modèle plus "récent". Je vois les gens descendre, le ravitaillement, la descente des bagages.. il est déjà temps d'embarquer. Je voyais ça plus grand aussi à l'intérieur. Je ne crois pas que beaucoup de gens circuleront pendant le vol..

J'écoute bien les consignes.. en 3langues, les mimes de l'hôtesse. Je consulte le menu et je m'étonne encore d'une chose. Apparemment, on vend sur le vol toutes sortes d'objets (montres, parfums, etc.). Donc, on vous ennuie pour le poids des bagages ou leur taille mais on consacre de la place à stocker des objets que peu ou même personne ne va acheter. Bizarre..

Décollage nickel, ma tête est contre le hublot. On sent à peine l'accélération, ouf. Nous sommes dans les airs! Je cherche à reconnaître des lieux familiers au sol.. Tiens le Parlement européen, l'endroit où je travaille, tiens le lac de Genval. J'ai l'impression de ne pas aller plus vite qu'en voiture tellement le paysage défile lentement dans ma petite fenêtre.

On commence à passer dans l'allée avec des boissons, je prends ma monnaie dans la poche.. mais je remarque que.. personne n'a l'air de payer. Bon.. après ce petit moment de solitude, je demande un coca et j'attends qu'ils soient loin pour remettre discrètement mes pièces dans la poche... *sifflote*

Ma tête dans les nuages, j'ai à peine le temps de profiter qu'on annonce que nous sommes en train de survoler le Mont Blanc. Hein! Déjà? J'ai l'impression d'être en l'air depuis 15-20min..

J'ai aperçu ce qui me semble être un des grands lacs de Suisse, je vois une grande ville côtière.. il y a un aéroport.. je pense à Nice ou Marseille. Maintenant je sais qu'il s'agissait de Nice grâce à la forme du Saint Jean-Cap-Ferrat.

On annonce l'aterrissage. J'étais plus secoué avec Gilles au volant ;) qu'à l'aterrisage de mon coucou! Les portes s'ouvrent, grand soleil.. l'aventure peut commencer!

Voir plus dans Le 1e vol

Catégories: Corsica 2014

Partager: Twitter Facebook Pinterest Tumblr Google+